Perdre ses cheveux n’a pas toujours la même cause, et ne se traite donc pas toujours de la même façon. Certaines chutes sont passagères et se règlent d’elles-mêmes. D’autres progressent lentement pendant des années. Entre les lotions, les comprimés et la greffe, il est difficile de savoir par où commencer. Voici comment s’y retrouver.
Comprendre d’abord pourquoi les cheveux tombent
La cause la plus fréquente est l’alopécie androgénétique, la calvitie dite « hormonale » ou héréditaire. Chez l’homme, elle dégarnit d’abord les tempes et le sommet du crâne. Chez la femme, elle prend plutôt la forme d’un éclaircissement diffus, visible au niveau de la raie. Elle est progressive et ne régresse pas spontanément.
D’autres chutes sont temporaires. L’effluvium télogène, par exemple, survient deux à trois mois après un choc : forte fièvre, accouchement, régime sévère, stress important ou carence en fer. Les cheveux tombent en grande quantité, puis repoussent en général une fois la cause corrigée. La pelade est différente : c’est une maladie auto-immune qui provoque des plaques sans cheveux et relève d’un suivi dermatologique.
Tout le reste dépend de ce diagnostic. Une greffe n’a aucun intérêt sur une chute réactionnelle, et un traitement de fond ne suffira pas sur une calvitie déjà très avancée.
Ce que peuvent faire les traitements médicaux
Le minoxidil, appliqué en lotion ou en mousse sur le cuir chevelu, est le traitement de première intention le plus courant. Il ralentit la chute et peut épaissir des cheveux devenus fins. Ses effets apparaissent après plusieurs mois et disparaissent à l’arrêt du traitement.
Le finastéride, en comprimés, est prescrit chez l’homme. Il agit sur l’hormone en cause dans la calvitie et permet souvent de la stabiliser. Il peut entraîner des effets indésirables, notamment sexuels ou psychiques, qui doivent être discutés avec le médecin avant de commencer. Les recommandations de la Société Française de Dermatologie rappellent que ces traitements relèvent d’une prescription et d’un suivi médical.
Les injections de PRP (plasma riche en plaquettes) sont parfois proposées en complément. Les résultats sont variables d’une personne à l’autre.
Ces traitements ont une limite commune : ils protègent les cheveux encore présents, mais ne font pas repousser de cheveux sur une zone devenue chauve depuis longtemps. Quand le follicule a disparu, aucune lotion ne le recrée.

Quand la greffe devient pertinente
La greffe de cheveux consiste à prélever des follicules à l’arrière du crâne, une zone génétiquement résistante à la chute, pour les réimplanter là où les cheveux manquent. Le prélèvement se fait soit unité par unité (technique FUE), soit sous forme d’une fine bandelette de cuir chevelu (technique FUT).
Elle s’adresse à des personnes qui remplissent plusieurs conditions. La calvitie doit être d’origine androgénétique et relativement stabilisée. La zone donneuse doit être assez dense pour fournir les greffons nécessaires. Enfin, les attentes doivent être réalistes : une greffe redonne de la densité et redessine une ligne frontale, mais le nombre de greffons disponibles est limité.
Chez un patient jeune dont la chute progresse encore, une greffe réalisée trop tôt peut donner un résultat incohérent quelques années plus tard, avec des cheveux greffés isolés au milieu d’une zone qui continue de se dégarnir. C’est pour cette raison que greffe et traitement médical sont souvent associés plutôt qu’opposés.
Pourquoi l’avis d’un médecin est indispensable
Se décider seul, sur la base de photos ou de devis envoyés à distance, expose à deux erreurs : traiter une chute qui n’en avait pas besoin, ou opérer une calvitie qui n’était pas prête. Un médecin commence par identifier la cause de la chute, éventuellement à l’aide d’un bilan sanguin. Il examine ensuite le cuir chevelu, évalue la zone donneuse et estime l’évolution probable de la calvitie dans les années à venir.
Pour une greffe de cheveux à Paris, le Dr Paul Benet reçoit ses patients en consultation dans son centre du 16e arrondissement afin d’établir ce diagnostic avant toute intervention. Selon la situation, la conclusion peut être une greffe, un traitement médical seul ou une combinaison des deux.
Cette consultation est aussi l’occasion de poser les bonnes questions : qui réalise l’intervention, combien de greffons sont prévus et pourquoi, comment se déroule le suivi après l’opération.
En pratique
Si vous perdez vos cheveux depuis peu et en grande quantité, cherchez d’abord une cause passagère avec votre médecin traitant. Si la chute est lente et progressive, un traitement médical commencé tôt permet souvent de préserver ce qui peut l’être. Si la calvitie est installée et stabilisée, la greffe devient une option à étudier avec un médecin spécialisé. Dans tous les cas, plus la consultation est précoce, plus les options restent nombreuses.







